Mes cours de français - Lycée Driss 1er - Agdz

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Examen et corrigé (La Boite à merveilles)

Texte :

Le dîner était délicieux, un mets que je préférais entre tous : des pieds de mouton aux pois chiches. Nous mangeâmes copieusement. La table débarrassée, ma mère nous servit du thé à la menthe et parla des menus événements de la journée. Mon père sirotait son thé et répondait rarement. La lumière baissa une seconde, ma mère moucha la bougie avec une paire de ciseaux rouillés. Elle en profita pour déclarer que les bougies devenaient de moindre qualité, qu’il en fallait une tous les trois jours et que la pièce paraissait lugubre avec toutes ces ombres qui s’amassaient dans les angles. - Tous les gens « bien » s’éclairent au pétrole, dit-elle pour conclure.

Ces propos laissaient mon père dans une indifférence totale. Mes yeux brillaient de curiosité. J’attendais son verdict. J’admirais intérieurement l’habileté de ma mère. Je fus déçu. Sans commentaire, mon père se prépara pour dormir. Je gagnai mon lit. Je rêvai cette nuit d’une belle flamme blanche que je réussis à tenir prisonnière dans mon cabochon de verre taillé en diamant.

Le lendemain, à mon retour du Msid pour le déjeuner, je sautai de joie et de surprise lorsque je découvris, accrochée au mur de notre chambre, bien au centre, une lampe à pétrole identique à celle de notre voisine.

Le matin, Driss le teigneux, en venant chercher le couffin pour les provisions, l’avait tendue à ma mère. Il avait fait emplette en outre d’une bouteille de pétrole et d’un entonnoir.

La Chouafa qu’on appelait « tante Kanza » monta admirer notre nouvelle acquisition, nous souhaita toutes sortes de prospérités. Ma mère rayonnait de bonheur. Elle devait trouver la vie digne d’être vécue et le monde peuplé d’êtres d’une infinie bonté. Elle chantonnait, gourmandait avec tendresse un chat efflanqué, étranger à la maison, riait pour un rien.

1.      Situez le passage dans l’œuvre dont il est extrait.

Réponse proposée : La mère a vu une lampe à pétrole chez sa voisine. Alors elle décida d’en avoir une elle aussi.

2.      Donnez le titre et l’auteur de l’œuvre dont ce texte est extrait.

Réponse proposée  La boîte à merveilles. Ahmed Sefrioui.

3.      Qu’est-ce qui montre que cet extrait est tiré d’une œuvre autobiographique ?

L’emploi du « je » et autres indices.

4.      Quelle période de sa vie le narrateur évoque-t-il dans ce passage ? 

L’enfance (le msid).

5.      En parlant de la bougie, la mère avance quelques arguments pour convaincre le père d’acheter une lampe à pétrole. Relevez-en trois.

Bougie de moindre qualité ; pièce lugubre ; les gens « bien » s’éclairent au pétrole.

6.      Dans la dernière phrase du texte la mère se comporte de manière inhabituelle.

Qu’est-ce qui justifie ce comportement ?

Elle est contente d’avoir une lampe à pétrole

7.      A la lumière de votre lecture de l’œuvre, lequel des deux parents a une forte personnalité ? Justifiez votre réponse.

Accepter toute réponse correctement justifiée.

8.      A qui renvoie le pronom souligné dans le premier paragraphe ?

La famille.

9.      Remplacez le mot « monta » par un équivalent.

Est venue, vint.

10.  Elle nous souhaita toutes sortes de prospérités ». Récrivez cette phrase en commençant par « Elle souhaita que… ».

Ex. Elle souhaita que notre avenir soit/ fût prospère.

11.  Relevez dans le deuxième paragraphe une métaphore.

Ex. Les yeux brillaient



07/03/2012
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