Mes cours de français - Lycée Driss 1er - Agdz

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Examen blanc 2008, ElHajeb - La Boite à merveilles

Examen blanc 2008, ElHajeb

Texte :

Je n'avais jamais vu le maître du Msid aussi souriant que ce mercredi. Pas un élève ne reçut la bastonnade. La verge de cognassier devenait un accessoire de fantaisie, un de ces objets inutiles que l'on tient pour occuper les doigts.

Je récitai ma leçon comme de coutume. Le maître me félicita :

- C'est bien, mon fils, me dit-il, tu seras, s'il plait à Dieu, un taleb mendiant de la science. Qu'Allah t'ouvre les portes du savoir !

Avant d'aller déjeuner, le fqih nous fit signe de nous taire. Dans le silence général, il nous parla de la Achoura, la fête du Nouvel An. Nous devions la célébrer dignement selon l'usage. Notre Msid serait illuminé à partir de minuit. Tous les élèves viendraient pour inaugurer la nouvelle année dans la joie et dans le travail. Nous avions quinze jours pour préparer la fête. Chacun devait apporter la contenance d'un bol d'huile d'olive pour alimenter les lampes, l'école serait blanchie à la chaux, les vieilles nattes changées et remplacées par des nattes neuves. Le fqih nous recommanda de mettre nos parents au courant de ces dispositions. Il comptait sur leur générosité.

Enfin, à notre grande joie, nous eûmes congé pour le reste de la journée, Quel bonheur ! Je courus à la maison en faire part à ma mère. Fatma Bziouya m'apprit qu'elle était absente. Lalla Aicha, son amie, était venue la chercher, il y avait de cela une heure environ. Ma joie se transforma en appréhension, bientôt en inquiétude. Cette sortie avait certainement une relation quelconque avec l'affaire Moulay Larbi, le mari de Lalla Aicha. Peut-être un nouveau différend l'opposait-il encore à ce démon d'Abdelkader, fils de je ne sais qui ? Ne l'avait-on pas enfermé dans une sombre prison ? Cela sentait le pacha, le prévôt et leurs sbires.

Ma mère avait laissé la clef sur la porte de la chambre. J'entrai. [Les objets ne me reconnaissaient plus, ils m'opposaient un visage hostile. Ils s'amusèrent à m'effrayer, ils se transformaient en monstres, redevenaient objets familiers, empruntaient de nouveaux masques de bêtes d'apocalypse. Je me tenais sur un matelas, terrifié, la gorge sèche, attendant le retour de ma mère, seule personne capable de me délivrer de ces sortilèges. Je ne bougeais pas, de peur d'êxciter l'animosité des êtres qui m'épiaient derrière chaque chose. Des siècles passèrent.] Les pas traînants de ma mère me parvinrent du rez-de chaussée. Je l'entendis tousser. La pièce reprit son aspect de tous les jours. Un rayon de soleil anima les mosaïques décolorées.

Ahmed Sefrioui, La boite à merveilles.



I - Compréhension : (lOpts)

1.

  1.  Situez le texte par rapport à l'oeuvre. (2pts)
  2. Ce mercredi là était particulier pour le narrateur et pour ses camarades, dites pour quelle raison ? (lpt)
  3. Relevez du texte un comportement qui montre la solidarité des gens ? (lpt)
  4. « Cette sortie avait certainement une relation quelconque avec l'affaire Moulay Larbi. ».D'après votre lecture du roman, à quelle affaire le narrateur fait-il allusion ? (0.5pt)
  5. La partie du texte qui est entre crochets met l'accent sur un caractère permanent chez le narrateur, dites lequel . (lpt)
  6. Relevez du dernier paragraphe, les deux phrases qui mettent en valeur le grand attachement du narrateur à sa mère. (lpt)
  7. Relevez du texte trois figures de style : (1.5pt)
  • Une gradation. 
  •   Une personnification.
  • Une hyperbole.

8.  Deux champs lexicaux opposés composent ce texte, dites lesquels. (2pts)

 II -  Production écrite : (lOpts)

Sujet : « La mère est la source de l'amour et de la tendresse. » Rédigez un texte ou vous parlez du rôle  humble de la mère au sein de la famille, tout en veillant à montrer vos devoirs envers toutes les mères.


16/02/2011
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