Mes cours de français - Lycée Driss 1er - Agdz

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Examen

Texte :

Nous rîmes de bon cœur à cette plaisanterie. Ma mère s’absenta quelques minutes. Elle revint avec un bouquet de sauge et d’absinthe. Elle entreprit de faire son thé des grands jours. Tout en versant l’eau bouillante dans la théière, elle interrogea Lalla Aicha.
-Comment va ton homme ? Parle-moi de ses affaires. A-t-il de nouveau un associé ? Travaille-t-il tout seul ?
-Il n’a pas d’associé, mais il ne travaille pas seul. Il emploie trois ouvriers. Les babouches se vendent bien et je n’ai pas le droit de me plaindre. Il m’a promis de m’acheter, au début de l’hiver, un caftan de drap abricot, objet que je désirais depuis si longtemps.
-Louange à Dieu ! les difficultés finissent toujours par s’aplanir et les misères par tomber dans l’oubli.
-Oui ! soupira Lalla Aicha.
Ma mère attendit de nouvelles explications mais, subitement, son amie se taisait. La chose l’inquiéta.
-A quoi penses-tu, Lalla Aicha ? Tu sembles triste. J’espère que tout va selon tes désirs dans ton ménage.
Lalla Aicha soupira sans rien dire. Ma mère se versa un fond de verre de thé, le goûta. Elle parut satisfaite. Elle servit son invitée et me servit.
Lalla Aicha parla enfin. Elle se pencha sur ma mère et lui chuchota à voix basse :
-Nous sommes de bien faibles créatures, nous les femmes. Dieu seul est notre soutien et notre mandataire. Gardons- nous bien de faire confiance aux hommes. Ils sont…ils sont…
-Lalla Aicha ne trouva pas l’épithète juste, elle se contenta d’agiter ses mains à la hauteur de ses épaules et de lever les yeux au ciel.
Ma mère me permit de monter sur la terrasse jouer du tambour. Je compris que les deux femmes avaient des secrets à se communiquer et craignaient mes oreilles indiscrètes, j’étais ravi de l’aubaine. Je montai sur la terrasse. Seul dans ce vaste univers, je me livrai aux joies du rythme. J’inventais les combinaisons les plus barbares. Je tapais sur les deux faces de parchemin de mon sablier en poterie, d’une baguette rageuse. Les murs multipliaient les sons.
Pendant ce temps, Lalla Aicha et ma mère, penchées l’une sur l’autre, papotaient, papotaient, papotaient !...
Le soir, des bouquets de femmes richement vêtues ornaient toutes les terrasses. Les tambourins résonnaient, les chants fusaient de partout. Le soleil en robe d’or s’attardait à l’horizon, baignait toute la ville de rose fané et de mauve délicat. La première étoile clignota. Ce fut le signal. Lalla Aicha embrassa ma mère et partit.
La lampe à pétrole fut allumée. Nous étions sans entrain. Mon tambour et ma trompette gisaient sur un matelas. J’en étais dégoûté. Je retrouvai avec plaisir mes vieux vêtements. De mes habits neufs, je ne gardai que la chemise ; grâce à la chaleur de mon corps, son tissu s’était humanisé.
Pour échapper au bruit des tambours qui bourdonnait encore sous mon crâne, j’ouvris ma Boîte à Merveilles. Mes yeux, hélas ! N’avaient plus la force de regarder.
Questions :
1- À partir de ta lecture de l’œuvre dont est extrait ce texte recopie et complète le tableau suivant :

 

Titre de l’oeuvre

Genre littéraire

Date de parution

Nom de l’auteur

 

 

 

 

2-Situe ce passage par rapport à ce qui le précède.
3-De quelle plaisanterie s’agit-il ?
4-Comment Lalla Aicha qualifie-t-elle les femmes ?
5-Pourquoi la mère permit-elle au narrateur de monter jouer sur la terrasse ?
6-Quel sentiment éprouvait le narrateur quand il fut sur la terrasse ?
7-Que fit le narrateur pour éviter les agacements que lui causaient les tambours ?
8-Le narrateur a succombé au sommeil. Relève la phrase qui le montre.
9-Relève du premier paragraphe une anaphore lexicale.
10-Relève du texte une phraser exprimant l’optimisme total de lalla Zoubida.
11-Relève du texte trois mots intégrant le champ lexical de la musique.
12-Relève du texte deux différentes figures de style et cite les phrases les contenant.
13Transpose la phrase suivante au discours indirect :
Ma mère interrogea Lalla Aicha : « Comment va ton homme ? A-t-il de nouveau un associé ? Travaille-t-il tout seul ? »
14-Recopie et complète le tableau suivant :

Nature de la subordonnée

Proposition subordonnée tirée du texte

1-Une subordonnée relative

 

2-Une subordonnée complétive

 

 



07/03/2012
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